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Nuit sous tension au Burkina Faso après des soupçons de coup d’État

Des rassemblements nocturnes et une forte mobilisation sécuritaire ont marqué Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, après des soupçons de tentative de coup d’État visant le régime du capitaine Ibrahim Traoré.

La nuit du samedi 3 au dimanche 4 janvier 2026 a été particulièrement agitée au Burkina Faso, notamment dans les villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, sur fond de soupçons de tentative de coup d’État.

À l’appel des associations de la Veille citoyenne, proches du régime militaire en place, des centaines de personnes sont descendues dans les rues pour faire barrage à ce qu’elles qualifient de projet de déstabilisation.
Selon plusieurs sources sécuritaires, plusieurs casernes de la capitale burkinabè ont été placées en alerte, la situation étant jugée « tendue ». Peu d’informations officielles ont filtré, mais un important dispositif sécuritaire était encore visible dans la matinée du dimanche 4 janvier, notamment devant le camp militaire Baba-Sy à Ouagadougou, selon des témoignages d’habitants.
Dans le même temps, des médias favorables au régime militaire ont fait état de plusieurs arrestations et accusent l’ancien président de la transition, le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, d’être à l’origine de cette tentative présumée de coup d’État. Renversé en septembre 2022, ce dernier vit en exil au Togo, selon ces mêmes sources.
Ces tensions interviennent dans un contexte sécuritaire déjà fragile. Fin septembre dernier, plusieurs soldats avaient été interpellés, soupçonnés de complicité dans un complot contre la sûreté de l’État, renforçant la méfiance au sein des forces armées.
Durant la nuit, des centaines de partisans du capitaine Ibrahim Traoré, appelés les Wayignans, ont occupé des places publiques et des ronds-points stratégiques à Ouagadougou. Leur mot d’ordre : constituer un rempart populaire face à toute nouvelle tentative de coup d’État.
Par ailleurs, plusieurs pages Facebook de soutien au chef de l’État burkinabè ont diffusé des messages d’alerte tard dans la nuit, affirmant que le projet de déstabilisation en cours inclurait des assassinats ciblés de soldats proches du capitaine Ibrahim Traoré. Des accusations qui, à ce stade, n’ont pas été confirmées officiellement par les autorités.

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